Le vent et la pluie balayent la ville de Termonde (Dendermonde en néerlandais) mais, ce vendredi 23 janvier, personne ne se soucie de la météo dans ce coin de Flandre orientale. Les deux accès de la rue du 5 janvier sont bouclés par la police. C'est là que se situe un bâtiment anonyme où s'est, le matin même, déroulé un drame qui bouleverse cette cité de 43 000 habitants. La crèche Fabletjesland (le pays des contes) est adossée au centre scolaire De Bijenkorf (la ruche), dont les pavillons roses et verts pomme détonent dans ce quartier de Sint-Gillis, uniformément gris et marron.
Les premiers témoignages indiquent que, sur le coup de 10 heures, un homme grimé, les yeux cernés de maquillage noir, le visage peint en blanc, cheveux rouges, décrit comme très maigre par les quelques témoins de la scène pénètre dans la crèche publique. Sous prétexte de demander un renseignement il s'adresse à une employée. Immédiatement, il se dirige ensuite vers l'aile des bambins de 0 à 18 mois. Il en poignarde plusieurs avec, semble-t-il, des couteaux de boucher et s'en prend aussi à des gardiennes.
L'homme, âgé de 20 ans, serait ensuite ressorti et semblait envisager de s'en prendre à des enfants plus âgés dans une aile voisine. Le personnel l'en a empêché en fermant les portes. Décidant alors de fuir, le meurtrier a réenfourché son vélo. Il a été arrêté peu après par une patrouille de police à Lebbeke, deux kilomètres plus loin. Il se dirigeait, semble-t-il, vers une institution psychiatrique où il était soigné, sans être interné.
Hospitalisé à Alost, il a pu être vu par des policiers, mais se refusait toujours, vendredi soir, à dévoiler son identité. Il semblait sous l'influence de la drogue ou de l'alcool. Des témoins ont affirmé l'avoir remarqué dès le matin près de la gare, où il se serait grimé, et dans le centre de Termonde.
Venez rendre hommage en écrivant un mot pour les victimes ainsi qu'aux familles, merci pour eux.

